Giraglia Rolex Cup 2015

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Éprouvante et magnifique

Marseille, le 14 juin à 09 h 00 : je quitte le port, en compagnie de Richard (notre coach), pour convoyer Alizée, le XP44, jusqu’à Port Grimaud, pour prendre le départ de la Giraglia Rolex cup 2015. La côte est toujours aussi impressionnante avec de nombreux cumulus qui se forment tout au long de la journée et créent d’importants systèmes orageux. Par chance, nous évitons les orages et nous arrivons en fin de journée.

Après une nuit de repos, voici le reste de l’équipage qui arrive. Rangement des affaires, optimisation des poids et bon petit-déjeuner avant de s’orienter vers la ligne de départ avec plus de 230 bateaux, ça en fait du monde!34254_0_7_photo_GIR15cb_22646

Le départ est donné vers 12h20 pour notre classe* et nous voilà partis pour 240 milles de course.

Le premier point de passage est la Fourmigue de Bormes. Nous sommes au près* le long de la côte, ou plutôt sur la côte. En effet, nous sommes au coude à coude avec certains de nos concurrents directs et nous élaborons une tactique au milieu des rochers. Les virements se décident avec les sondes de la carte électronique, souvent à moins de 100 mètres du bord. Le jeu est plutôt gagnant et arrivons à passer devant certains adversaires.

Après le passage de la première marque, direction plein Est vers la Giraglia, petite île située au nord du Cap Corse. Après quelques minute de spi, la vhf retentit : « il est interdit de naviguer au sud du phare du Titan, des essais de tirs militaires ont lieu ! « . Nous décalons donc légèrement notre route. Nous n’avons pas l’habitude de naviguer au son des tirs d’armes à feu.

La première nuit de course se passe bien. Toujours au portant sous spi, mais le vent a tendance à mollir. Par intermittence, le souffle des baleines vient émailler le silence nocturne. Nous percevons leurs expirations et leurs inspirations à mesure qu’elles se rapprochent.

DSC_0033Au petit matin, le vent se fait rare. Nous passons la journée avec la Corse en ligne de mire et les plus grandes difficultés pour nous en rapprocher. Nous avons le temps et le plaisir de pouvoir admirer la diversité de la faune méditerranéenne. Encore des baleines, mais aussi de dauphins pouvant de déplacer par groupes de plus de dix. Grâce au manque de vent, l’eau est suffisamment claire pour nous permettre de voir passer des bancs de thons sous le bateau.34310_0_7_photo_GIR15cb_28438

Heureusement, en fin d’après-midi le vent est revenu, nous permettant de passer la Giraglia avant le couché du soleil. Au rendez-vous : des lumières et des couleurs majestueuses mêlant le noir des roches, le vert  du maquis, le bleu de la mer et le orange du couché de soleil.

Désormais en direction de la ligne d’arrivée, le port de Gênes, nous naviguons sous spi, par une nuit scintillante aux mille étoiles filantes. Nous parvenons à avancer correctement , mais le vent mollit* en fin de nuit. Quel plaisir de voir, au petit matin, deux autre XP44 à côté de nous malgré leur avance au Cap Corse. Un jeu d’empannage se met en place. Une fois ils croisent devant, une autre fois c’est nous. Nous réfléchissons à la mise en place d’une tactique pour réussir à les devancer. Le vent devrait encore faiblir. D’après les fichiers météo les fichiers météo, que nous avions reçut la veille, il y aurait un coup à jouer en se décalant sur le droite de la route.

Nous décidons d’essayer. Le vent est de plus en plus faible et nous nous approchons très doucement de la ligne d’arrivée. En fin de matinée le vent rentre, du côté qui nous est favorable mais de façon homogène dans le golf de Gênes. Donc tout le monde a eu du vent et les autres bateaux qui étaient resté sur une route direct, ont parcourus moins de route et sont arrivé devant nous. C’est le jeu de la course!

DSC_0046Nous finissons donc 25 au classement général.

Après une courte escale sur Gènes pour manger, nous réhydrater, faire notre toilette et faire quelques courses, convoyage retour vers Marseille avec une escale à Port Grimaud et à Porquerolles.

L’été est là, un peu de repos pour les bateaux et les équipages. Par contre la recherche de sponsors continue!

*Classe: Groupe de bateau ayant à peu près les mêmes performances.
*Près: Allure proche du lis du vent.
*Mollir: Lorsque la force du vent vient à diminuer.

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