La saison 2016

Afin de pouvoir se qualifier pour la mini Transat, chaque skipper doit justifier de 1000 milles nautiques (1852Km) en course et également d’un parcours de qualifications en solitaire et sans assistance de 1000 milles nautiques. Pour pouvoir s’inscrire à la mini transat lors du salon nautique de Paris en décembre 2016, le programme du skipper et du bateau est chargé pour la saison 2016.2016 plan

La mini Transat

carteDGLa Classe Mini 6.50 a été créée en 1977 en Angleterre. 24 voiliers de 6,50 m prenaient le départ d’une course transatlantique qui devait les mener, après avoir fait une escale à Tenerife (Canaries), jusqu’à Antigua (Antilles).  A bord, un seul marin. Les plus petits voiliers de la course au large venaient de naître et cette course s’appelait : la Mini Transat.

Depuis, elle s’est déroulée tous les deux ans, les années impaires. L’itinéraire a évolué. Le nombre de participants également. Ainsi l’édition 2007 a réuni 84 coureurs sur autant de voiliers qui se sont élancés à travers l’Atlantique sur un parcours La Rochelle / Salvador de Bahia (Brésil), via Madère.

Imaginez-vous, seul, sur un bateau de 6,50m de long et 3m de large pendant 20 jours. Imaginez-vous devoir gérer la navigation, la météo, l’énergie du bord, l’alimentation sous forme de lyophilisés, les heures de sommeil qu’il faut optimiser sous peine de se faire distancer par celui qui dormira moins. Imaginez-vous sur un bateau balayé par les embruns de l’Atlantique 24h/24 sans pouvoir vous arrêter pour souffler un peu. A bord, pas de moyens de communication vers la terre et pas de routage météo non plus. Le skippeur est seul décideur de sa navigation et de ses choix. C’est ce que propose la Classe Mini aux participants de cette fabuleuse course qui a révélé des skippeurs de renom tels que : Isabelle AUTISSIER, Ellen Mac Arthur, Yves PARLIER, Bruno PEYRON,  Michel DESJOYEAUX et d’autres.

La Classe Mini 6.50 offre tous les ans un programme de courses réparties entre le bassin Atlantique et le bassin Méditerranéen. Certaines se courent en double et d’autres en solitaire. A chaque fois, deux classements sont établis : les « Prototypes » d’un côté, les « Séries » de l’autre.

 

Le 650, histoire d’un laboratoire

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Né pour contrer le gigantisme des voiliers de courses des années 70, la classe Mini « 6.50 » est aujourd’hui une série à part entière comme les classes Figaro ou Imoca. Petit par la taille et par le budget nécessaire à sa mise en œuvre, grand caractère, le 6,50 est relativement accessible et devient une référence en matière de course au large.

Taillé pour la course au large en solitaire, le 6,50 est aussi un véritable laboratoire de recherche pour les architectes navals.  » Mini et 60 pieds sont liés, Toutes les carrières commencent par le Mini, qu’il s’agisse des marins ou des architectes ».

Un labo en miniature

Les ballasts liquides (Eric Tabarly en 69 repris sur les minis), quilles pendulaires (par Michel Desjoyaux), doubles safrans pour un meilleur contrôle (par le polonais Kasimir Jaworski des la premiere édition), dérives latérales asymétriques (en 93), gréements Kevlar, mâts en carbone (Yves Parlier sur Aquitaine), bouts-dehors orientables (pour porter le génois au vent, puis des spi asymétriques énormes) et encore aujourd’hui avec les foils… ont vu le jour sur ces minis bêtes de course avant d’être adaptés aux 60 pieds Open.

Ici on voit le prototype fabriqué par banque populaire pour tester les foils avant la fabrication du nouveau Imoca (bateau du Vendee Globe).

Le type Mini est étudié pour évoluer « au portant » (en vent arrière) et accueillir des vents puissants qui lui permettent d’atteindre des vitesses élevées, allant de 15 à 25 noeuds.
Le Mini est un habitable surtoilé et extrêmement léger qui obtient des résultats inégalés dans la voile si l’on considère le rapport vitesse/taille.
Saviez-vous qu’un voilier de plaisance de 12 mètres porte autant de surface de voile qu’un 6,50 ?
Et saviez-vous enfin qu’un voilier de série de 12 mètres pèse près de 8 tonnes en déplacement, là où un Mini pèse 1 tonne au départ de la Transat 6,50?
Imaginez les sensations !

Ils l’ont dit:

« En dehors des tours du monde, je ne connais pas une course aussi extraordinaire. Il y a autant de vainqueurs possibles que de marins au départ. Sportivement parlant, je préfèrerais gagner une Transat 6.50 qu’une Route du Rhum ! ». Jean-Luc Van Den Heede, deuxième de l’édition 1979.« Cette Transat a été un véritable tournant dans ma carrière. J’ai démontré mon avance en matière météo sur mes rivaux. Elle m’a surtout donné confiance pour le solitaire ». Yves Parlier, vainqueur de l’édition 1985.

 

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« Ces bateaux sont de véritables laboratoires. Moi, cette année là, j’avais expérimenté une quille pendulaire et le bout dehors orientable. Désormais, tous les minis en sont équipés. Cette Transat est presque un point de passage obligé dans une carrière ». Michel Desjoyeaux, 4èmede l’édition 1993.

 

 

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« Tu es seul face à l’océan. Là, pas de contact radio permanent. Tu ne peux pas appeler maman. Si tu veux aller au bout de toi-même, c’est la course qu’il te faut. Quand tu la
termines – à fortiori quand tu as la chance de la gagner ! – tu peux voir plus loin. Cette transat reste mon plus beau souvenir ». Yvan Bourgnon, vainqueur de l’édition 1995.

 

 

 

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« C’est elle qui m’a donné le goût du large. Je n’oublierai jamais ». Ellen Mac Arthur, 17èmede l’édition 1997.